Fonction
Chargée de Recherche CNRS à l’iEES-Paris
Activités liées à la désertification
La dégradation des sols apparait aujourd’hui comme un sujet majeur parmi les préoccupations environnementales, notamment pour les « services écosystémiques » qu’ils soutiennent, comme celui de nourrir les humains, dont la population sur Terre continue d’augmenter. Cet enjeu est particulièrement prégnant dans les régions semi-arides, comme au Sahel, où les conditions climatiques pour cultiver sont marginales, et où la densité démographique est importante et en forte augmentation. Parmi les processus susceptibles d’engendrer un appauvrissement des sols en nutriments et en carbone en région semi-aride, l’érosion éolienne est un phénomène important, particulièrement au Sahel. Ce phénomène résulte conjointement des activités agropastorales et des conditions climatiques.
L’objet de recherche que constitue l’érosion éolienne des sols au Sahel est la porte d’entrée de mes recherches, qui traitent de façon plus large des dynamiques des pratiques agropastorales dans la région, de la dynamique du couvert végétal, et des pertes en nutriments des sols à travers les sédiments éoliens. J’emploie pour cela notamment des outils de modélisation, dont je vise à estimer la robustesse sur les décennies passées, avant de chercher à formuler des scénarios plausibles pour les décennies futures.
Dans cette approche, les principaux verrous que je cherche à lever portent sur le besoin d’observations in situ permettant de calibrer et tester nos outils de modélisation, le développement de paramétrisations permettant d’estimer les pertes en nutriments et carbone du sol à travers les sédiments éoliens, et la difficulté à reconstituer les trajectoires des pratiques agropastorales. Ce dernier axe inclut une analyse critique des discours sur la place des humains dans la dynamique des socio-écosystèmes sahéliens.
Mots-clés
érosion éolienne, Sahel, semi-aride, occupation du sol, gestion des terres, pratiques
Membre du CSFD depuis 2026
