| Politiques, programmes et projets de lutte contre la désertification: quelles évaluations ? |
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Séminaire de recherche, 29-30 juin 2011
Institut Agronomique Méditerranéen, Montpellier en collaboration avec : le secrétariat de la CNULD et le Mécanisme Mondial avec le soutien de : AFD, AUF, Cirad, IRD, MAEE, MEDDTL, MESR
Ce séminaire est organisé à l’initiative du Comité Scientifique Français de la Désertification1 (CSFD) en partenariat avec l’Institut Agronomique Méditerrannéen de Montpellier (IAMM). Il s’inscrit dans le cadre des activités engagées par le CSFD depuis 2005 sur l’évaluation des coûts de la désertification et des bénéfices des investissements dans la lutte contre la désertification (LCD), la gestion durable des terres (GDT) et la valorisation des ressources naturelles des régions arides. Ces travaux se sont concrétisés en 2006 par l’organisation à Rome d’un atelier international sur les coûts de l’inaction et les opportunités d’investissement dans les zones arides, semi-arides et sub-humides sèches2. Cet atelier a permis de faire le point sur les démarches macroéconomiques d’évaluation des coûts de la dégradation des terres et leurs résultats ainsi que d’identifier des besoins en termes de méthodes d’évaluation des actions de lutte contre la désertification, besoins formulés par les institutions de coopération travaillant à différentes échelles (organisations internationales, organisations de la société civile, agences nationales de développement)3.
Au plan international de contribuer à la préparation de la seconde grande conférence scientifique de la Convention des Nations Unies de Lutte contre la Désertification (CNULCD) et de promouvoir l’expertise française dans un cadre international. Les termes de référence de cette conférence qui aura lieu en 2012 visent la production d’une évaluation de l’état des savoirs sur l’économie de la désertification, sur la gestion durable des terres et sur la résilience des écosystèmes. Ils incluent la traduction des résultats scientifiques développés en vue de l’élaboration de politiques et stratégies opérationnelles de développement durable. Au plan national de faire le point de la recherche francophone sur ces thématiques. Les produits du séminaire porteront sur les outils, les méthodes et les arguments étayés pouvant contribuer à l’élaboration ainsi qu’à l’évaluation de politiques, programmes et projets de restauration du capital naturel et de développement rural en zones arides. Ils seront mis au service des acteurs français de la coopération internationale, agences de développement, ministères, collectivités territoriales, instituts de recherche, délégations officielles à la CNULCD afin d’éclairer l’aide à la décision locale et les négociations internationales en matière d’investissements dans la gestion durable des terres, et de processus d’évaluation des projets, programmes et politiques. Dans une telle perspective, faire un bilan de quinze ans de mise en œuvre de la convention nécessite d’aborder les paradoxes du développement durable largement repris dans la CNULCD. Il apparaît en effet que l’ambition d’une intégration harmonieuse des dimensions économiques, environnementales et sociétales, loin de s’imposer comme une évidence, révèle au contraire des questionnements d’une redoutable complexité, en particulier si l’on s’intéresse à l’évaluation des politiques, projets et programmes. Peut-on effectivement concilier développement économique, bien-être social et résilience des écosystèmes ? Les dispositifs de mise en œuvre de la CNULCD ont-ils réussi à relever ces défis, si oui comment, si non pourquoi ? Comment hiérarchiser la prise en compte des finalités sociales, économiques et environnementales dans la lutte contre la désertification ? La temporalité des retours sur expérience dans ces trois domaines est-elle compatible ? Quels éclairages nous apportent la recherche ? Le séminaire a donc pour vocation de réunir différentes catégories d’acteurs de la lutte contre la désertification afin de confronter les résultats de leurs travaux - recherche et expériences de mise en œuvre - dans la perspective de clarifier les controverses, afin d’améliorer les processus d’évaluation pour une plus grande efficacité de leurs actions. Il cherchera une représentation large des acteurs concernés : des chercheurs et doctorants de disciplines diversifiées, sciences économiques et de gestion mais aussi sociologie, socio anthropologie, géographie et sciences de la nature, ainsi que des acteurs de la société civile, des ONG et des représentants de la sphère décisionnelle, par exemple des responsables de l’aménagement d’un territoire, mais aussi des acteurs publics nationaux. Lors du déroulement du séminaire, seront attendus : ------- 2. Atelier organisé par : Comité scientifique français de lutte contre la désertification (avec Agropolis International), Ministère français des affaires étrangères, Mécanisme Mondial de la Convention Internationale des Nations Unies de Lutte contre la Désertification (CNULCD), FIDA, FAO, Ministère italien des affaires étrangères, avec l’appui de la Banque mondiale, de la GTZ, de l’ AFD et de l’OSS 3. Voir sur le Site du Mécanisme Mondial de la CNULCD les différents documents réalisés pour ce séminaire. Coordination
Comité Scientifique
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| Mise à jour le Jeudi, 23 Juin 2011 13:06 |









