| La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification |
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Le problème de la lutte contre la désertification, était, à la demande des pays affectés, en particulier d'Afrique, un des principaux points à l'ordre du jour de la Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement (CNUED) qui s'est tenue à Rio en 1992. Le Sommet de la Terre de Rio a ainsi été l'occasion de réfléchir sur de nouvelles stratégies de lutte (cf. le chapitre 12 de l’Agenda 21) et a recommandé de mettre en place une convention, à l’instar des conventions sur le changement climatique et sur la biodiversité. Pour se faire, l'Assemblée Générale des Nations Unies a constitué en 1992 un Comité Intergouvernemental de Négociation (CIND) chargé de négocier et d'élaborer une Convention internationale sur la lutte contre la désertification. Cette convention a été adoptée à Paris le 17 juin 1994. Il s’agit de l’unique instrument mis en place pour aborder le problème de la désertification et qui garantit un engagement des Pays Parties. Elle est actuellement signée et ratifiée par 191 pays.
La conférence des parties (CoP) est l’organe décisionnel de la convention. Elle se réunit tous les deux ans. Le comité d’examen de la mise en œuvre de la convention (CRIC) est un organe subsidiaire de la CoP. Il examine et analyse les rapports nationaux soumis à la CoP qui font état de la mise en œuvre de la convention par les Pays Parties. Ce comité se réunit tous les ans. L'article 24 de la convention incite la communauté scientifique internationale à unir ses compétences et a créé, à cet effet, le Comité de la science et de la technologie (CST) formé des représentants des gouvernements. Il se réunit une fois par an. Antoine Cornet est le représentant de la France au CST, Marc Bied-Charreton en est le correspondant scientifique français et Richard Escadafal le Vice-président. Le CST fournit des expertises et des avis sur les questions scientifiques et technologiques à la convention et détermine les priorités en matière de recherche. Lors de la COP8 en 2007 à Madrid, un membre du Comité Scientifique Français de la Désertification, Richard Escadafal a été nommé Vice-président du bureau du CST. Le secrétariat exécutif de la convention, localisé à Bonn (Allemagne), s’occupe de la promotion de la convention, de la préparation des COP, CRIC et CST ; il est chargé d’exécuter les décisions des COP et d’aider les pays touchés pour la mise en œuvre de la convention. Le Mécanisme Mondial, autre organe subsidiaire de la convention, est un organe de facilitation qui vise à améliorer les mécanismes financiers et notamment l’apport de fonds aux projets de lutte. Il est administré par le Fonds international de développement agricole (FIDA). Il encourage les donateurs, les banques de développement, les ONG et toutes autres instances pertinentes à mobiliser des ressources vers les pays en développement les plus touchés par la désertification. La France n’est pas un pays affecté par la désertification. Par contre, en tant que pays développé Partie de la convention, la France a une obligation de coopération avec les pays touchés par la désertification. Elle a adopté en 2007 un document d’orientation stratégique qui précise les grandes lignes de ses actions. Elle a consacré en 2006 environ 60 M€ à la lutte contre la désertification.
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| Mise à jour le Lundi, 15 Décembre 2008 11:39 |

CNULD
