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Fiches thématiques du CSFD

 

Fiches thématiques

• Français
Fiche 5 (PDF, 2 p)

• Anglais
Fiche 5 (PDF, 2 p)

 

Pourquoi faut-il investir
en zones arides ?

(Juin 2007)

Auteur :


• Mélanie Requier-Desjardins,
melanie.requier@oss.org.tn

Économiste, Conseillère régionale,
Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS)

Sommaire :

• À propos du capital naturel en zones sèches

• Les évaluations des coûts macroéconomiques
de la désertification en Afrique
• Rentabilité et réalités des investissements
dans la lutte contre la désertification

• Faut-il investir en zones arides ?

Pour en savoir plus…

Résumé :


La question des coûts économiques et notamment macro-économiques de la dégradation des terres devient peu à peu prioritaire dans les réunions internationales sur le développement des régions sèches. Elle rejoint celle du coût de l’inaction mise en évidence par l’Organisation de coopération et de développement économiques en 2005. Les études menées sur le coût de la dégradation des terres au niveau national restent rares et peu référencées dans les publications scientifiques. Différents travaux issus principalement de la Banque mondiale, leurs méthodes, leurs limites ainsi que leurs résultats sont présentés. Deux types d’approches sont différenciées : (i) des modélisations majoritairement centrées sur la compréhension des processus d’érosion pluviale, faites à partir de relevés de parcelles et (ii) des approches plus spatiales divisant les surfaces affectées en fonction des principales activités économiques qui s’y déroulent. Les résultats montrent que le coût de la désertification est bien souvent égal ou supérieur à la croissance agricole des pays concernés, ce qui met en question la réalité ou la durabilité de leur développement rural.

Les analyses des taux de retour sur les investissements engagés dans la lutte contre la désertification restent insuffisantes. À partir des quelques travaux clés et d’une revue de plusieurs projets de LCD, le document montre que les taux de retour des projets réussis sont souvent sous-évalués parce qu’ils se limitent aux gains de production agricole. Cependant, les délais de retour constatés pour les investissements dans la réhabilitation des terres dégradés permettent aussi d’expliquer la faible diffusion des pratiques de LCD auprès de populations locales qui ne peuvent en supporter le coût. En conclusion, la question du seul investissement dans la récupération et dans l’entretien des terres comme moteur du développement rural est posé. Ne faut-il pas aussi, pour lutter contre la désertification promouvoir des petites industries de valorisation des produits des régions sèches, l’écotourisme ou des activités de services ?

The issue of economic costs and in particular macroeconomic costs of the degradation of land is slowly becoming a priority one in international meetings on the development of dry regions. It is also being combined with the cost of inaction revealed by the Organisation for Economic Co-operation and Development in 2005. However, there are not many practical studies of the cost of degradation of land on a national level and furthermore the few there are not referenced very well in scientific publications. This article will describe different studies undertaken mainly by the World Bank, their methods and limitations as well as their results. Two types of approach can be distinguished on the whole: (i) modelling principally based on understanding processes of rainfall erosion, based on plot surveys and (ii) furthermore more spatial approaches dividing the areas affected according to the main economic activities which take place there. The results show that the cost of desertification is often equal to or greater than the agricultural growth of the countries concerned which brings into question the reality or sustainability of their rural development.

Analyses of the rate of return on investments in the fight against desertification are still inadequate. Referring to several key studies on this issue and a review of several anti-desertification projects, the document shows that the rates of return of successful projects are often under-evaluated because they are generally limited to agricultural production gains. However the delays in return on investment observed for the rehabilitation of degraded land can also explain why anti-desertification projects are so poorly deployed among local populations who are not able to bear the cost. Finally we consider investment in the recovery and maintenance of land as a motor of rural development. Should one not as well in order to fight against desertification, promote small industries producing products from dry regions as well as ecotourism or service activities?

Mots clés/Keywords : Lutte contre la dégradation des terres, coûts, modélisation, usages des terres, érosion, investissement, taux de retour économique, combating land degradation, costs, modelling, land use, erosion, investment, economic return rate
   

A propos des dossiers thématiques du CSFD


Directeur de publication


• Marc Bied-Charreton,
Président du CSFD Professeur émérite de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ)
Chercheur au Centre d’économie et d’éthique pour l’environnement et le développement (C3ED-UMR IRD/UVSQ)

Edition scientifique


• Isabelle Amsallem, amsallem@agropolis.fr
Agropolis Productions

Conception et réalisation


• Olivier Piau, aproductions@wanadoo.fr
Agropolis Productions


La rédaction, la fabrication et la diffusion de ces dossiers sont entièrement à la charge du Comité, grâce à l'appui qu'il reçoit des ministères français. Les avis exprimés dans les dossiers reçoivent l'aval du Comité.

Numéro d'ISSN : 1772-6964


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